Le 24 janvier dernier, le sud-ouest de la France a été fortement touché par la tempête, surnommée Klaus. Cet évènement, déja loin pour certains, risque de perturber encore beaucoup les landais,
qui ont vu 300 00 hectares de massif forestier dévasté, soit a peu près 60 % de la forêt landaise. En effet, les risques d'incendie, cet été seront élevés, surtout en cas de sècheresse, car les
forêts ne sont pas totalement débroussaillées et les dégats sont tellement importants qu'il faudra plus, que quelques mois pour y parvenir.
L'histoire continue avec les sylviculteurs qui ,non satisfaits par les réponses de l'Etat, ont manifesté, vendredi 10 avril 2009, leur mécontentement dans les rues de Bordeaux. Plus
d'un millier de manifestants ont ainsi défilé pour exiger une revalorisation de l'indemnisation des dégâts provoqués par la tempête Klaus qui représentent 6 ans de récolte.
Les échassiers de Biscarrosse ont ouvert le cortège de la manifestation des professionnels de la filière bois, avec des slogans du style : « Pas de forêt, pas de bois », « Pas de
subventions, pas de plantations », « Prochaine forêt dans... 40 ans », « Forêt : 34 000 emplois ». Les élus ont emboîté le pas du président du Conseil général Henri Emmanuelli et du
président de Région Alain Rousset.
Ils demandent la création d'un fonds de garantie pour les catastrophes naturelles. Celui-ci serait alimenté par l'état mais aussi les sylviculteurs, les industriels, les assurances et, pourquoi
pas par la taxe carbone. "Les sylviculteurs sont, en effet, les seuls agriculteurs à pratiquer une culture à risque sans assurance et à devoir attendre 40 ans pour avoir une
récolte" a déclaré M. Martres au journal Sud Ouest.
"Nous sommes dans l'impossibilité de nettoyer (les parcelles) avec ce qu'on nous donne", a confirmé Jacques Faget, propriétaire de 250 ha de pin maritime dans les Landes, dont "70% sont à terre".
"Nous avons besoin d'argent", a-t-il résumé, rappelant que seuls "5% des sylviculteurs bénéficient du statut d'exploitants agricole et sont assurés".
"Il n'y aura pas de replantation sans indemnisation", a confirmé Henri Emmanuelli, député PS des Landes, pour qui "le dispositif proposé par l'Etat n'est pas suffisant".
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